Accord sur les frais MODIS et hausse du prix des carburants

 Tous les médias en parlent : Le prix du gazole n’a jamais été aussi élevé en France.   D'après Le Monde.fr : Le prix moyen à la po...

Signature d'un nouvel accord national sur le TELETRAVAIL

[NDLR] Chez Modis, les négociations télétravail se poursuivent en vue d'une conclusion en fin d'année. Cet accord national est donc conclu juste à temps pour que nous puissions intégrer toutes ses préconisations.


 
Communiqué de la Confédération Cfdt 

Cet accord vient de loin, puisqu’il tire son origine dans les échanges paritaires du printemps dernier qui ont abouti à l’élaboration d’un diagnostic que nous avons approuvé au même titre que FO et la CFE-CGC. Dès le début des discussions, nous avons fait part de notre volonté de dépasser ce seul diagnostic pour nous engager dans une négociation sur le sujet. Chose faite à la rentrée. Le patronat, peu enclin à avancer sur le sujet, a signifié d’emblée qu’il ne voulait pas d’accord normatif ni prescriptif, le télétravail devant être mis en oeuvre au plus près des réalités de terrain, c’est-à-dire dans les entreprises.

L’accord qui est aujourd’hui soumis à signature permet de donner un cadre et des points de repères aux entreprises, salariés et représentants des salariés. Il renvoie à la négociation d’entreprise et au dialogue social. Il est donc une base pour les négociateurs.

Il ouvre également le champ aux branches professionnelles pour qu’elles s’emparent du sujet. Une partie du travail reste donc à faire pour l’adapter et adapter surtout les conditions de mise en œuvre du télétravail au regard des besoins des entreprises et des salariés, y compris les plus petites. Il constitue ainsi un outil de l’action syndicale de proximité, qui devra trouver des suites dans l’outillage militant.

Sans être purement normatif ou prescriptif, il modernise le cadre du télétravail et de sa mise en œuvre par rapport à l’ANI de 2005. Il prend en compte les évolutions des entreprises, du travail et les demandes des salariés, ainsi que les enseignements tirés de la crise sanitaire.

L’issue de cette négociation interprofessionnelle a une portée significative dans un contexte particulier où les partenaires sociaux sont attendus sur le sujet depuis plusieurs mois par le gouvernement. La place du dialogue social interprofessionnel est en jeu.

Et notre responsabilité de première organisation syndicale est aussi engagée. Nous l’avons pleinement assumée en étant force de propositions jusqu’aux derniers instants de cette négociation.

C’est ainsi que nous avons rédigé un projet CFDT que nous avons versé à la négociation et dont nombre de propositions ont été reprises dans le texte. Enfin, lors de la séance du 24 novembre, la CFDT a demandé des avancées sur 3 incontournables. Ils sont intégrés dans la dernière version du texte : 

  • L’éligibilité des postes : Une analyse préalable des activités éligibles facilite la mise en œuvre du télétravail. Le dialogue professionnel permet de repérer les activités pouvant être exercées en télétravail. La définition des critères d’éligibilité peut utilement alimenter le dialogue social. Le CSE est consulté sur ces aspects là et permet de prévenir toute décision arbitraire de l’employeur.
  • La motivation du refus du télétravail par l’employeur : La motivation est consacrée, ce qui permet d’avoir une égalité de traitement entre les salariés, quelques soient les situations.
  • La mise en place du télétravail en circonstances exceptionnelles (chapitre le plus important dans la période) :
    • L’anticipation du recours au télétravail en concertation avec les représentants du personnel avec l’élaboration d’un PCA, le repérage des activités télétravaillables en amont ;
    • La vigilance en cas de recours au télétravail à 100% (Cf. RPS) et la prévention de l’isolement ;
    • La mise en place de personnes ressources dédiées (pour ne pas dire cellule de crise) pour gérer la situation et faire le lien aux salariés ;
    • L’information des salariés sur les conditions de mise en place dont la prise en charge des frais et l’organisation matérielle ;
    • Le renvoi au dialogue social dans l’entreprise pour adapter si besoin les modalités de dialogue social dans de telles situations.
Les autres avancées qui faisaient l’objet des versions précédentes portent sur :
  • La référence aux différentes typologies de télétravail (régulier, occasionnel et exceptionnel) et l’intégration de la référence aux différents lieux du télétravail (dont les tiers lieux et les espaces de co-working) ;
  • L’analyse des organisations du travail pour pouvoir le mettre en place de manière efficiente ;
  • La mise en place d’une expérimentation et d’un bilan possible avant déploiement ;
  • La référence à un écrit pour pouvoir établir l’accord entre l’employeur et le salarié, y compris pour fixer le cadre des conditions de mise en œuvre ;
  • La nécessité du double volontariat entre l’employeur et le salarié, hormis en cas de circonstances exceptionnelles ;
  • La stipulation dans les offres d’emploi interne et externe de la possibilité de télétravailler ;
  • La réversibilité du télétravail et ses conditions ;
  • La formation des managers et des collaborateurs sur le management du travail au-delà de la formation aux outils numériques ;
  • La fréquence et l’équilibre présentiel/distanciel dans le cas d’un accord de gré à gré ;
  • L’évaluation des risques liés au télétravail et l’information du salarié sur les principes d’ergonomie physique et organisationnelle du poste de télétravail ;
  • La prise en compte de populations particulières (apprentis, salariés en situation de fragilités…).

Les reculs ont été évités sur deux sujets majeurs :

  • Les questions de sécurité et d’accidents du travail : une remise en cause de la responsabilité des employeurs était envisagée ;
  • Le dialogue social : les tentatives patronales visaient à demander au gouvernement son appui pour adapter le dialogue social en cas de circonstances exceptionnelles alors que la négociation collective permet d’aborder ce sujet.

Une ultime séance ce jeudi 26 novembre a officialisé la conclusion de la négociation et acté les dernières avancées. Elle se sont traduites par des précisions utiles concernant le rappel de la prise en charge des frais en cas de circonstances exceptionnelles, ainsi que les modalités du dialogue social et l’accès aux outils numériques pour les représentants du personnel par voie d’accord ou de charte.

L’accord soumis à signature répond en grande partie au mandat que nous avons débattu en juin dernier.

Lors de cette dernière séance, les organisations syndicales ont précisé leur appréciation du texte final :
  • La position définitive de la CGT sera connue à la mi-décembre après consultation de ses instances ;
  • FO porte un avis positif et proposera la signature à son bureau confédéral ;
  • La CFE-CGC défendra la signature de l’accord devant ses instances ;
  • La CFTC porte aussi une appréciation positive de l’accord.

Le Bureau national extraordinaire réuni vendredi après-midi a approuvé à l’unanimité des présents la signature de l’accord télétravail par la CFDT.

Ouverture de négociations sur le partage de la valeur

Communiqué de la confédération Cfdt

LA RÉDUCTION DES INÉGALITÉS
ET LE PARTAGE DU POUVOIR
AU CŒUR DE LA CONCERTATION

La concertation sur le partage de la valeur, prévue à l’agenda social 2020-2021, démarre.

La CFDT entend s’engager pleinement dans ces travaux. Partager équitablement les richesses créées dans les entreprises, c’est produire du progrès social pour tous les travailleurs en luttant contre les inégalités de rémunérations qui frappent davantage les salariés des « premières lignes ».

C’est aussi garantir la capacité des entreprises à investir pour engager les transitions écologique, numérique et technologique qui favorisent le développement de l’activité et des emplois.

[NDLR] Cette thématique nous tient évidement à cœur chez Modis et constitue l'un de nos premiers combats, comme en témoigne notre indignation devant le fait que la participation est toujours nulle chez Modis, notre revendication d'une réforme du calcul de la participation au niveau national, et nos multiples interventions, voir même manifestations, sur ce thème. Hélas, jusqu'à aujourd'hui, la situation se résume à ce dessin cruel...

 

1. LUTTER CONTRE LES INÉGALITÉS

La CFDT fait de la réduction des inégalités salariales et de rémunérations sa priorité.

Le partage des richesses pose avant tout la question de la juste reconnaissance salariale du travail fourni et des compétences mises en œuvre pour créer ces richesses.


En France, les salaires les plus élevés captent une part croissante des rémunérations au sein des entreprises : 57 % des salariés gagnent moins de 2 000 € nets par mois quand 1 % des salariés perçoivent plus de 7,5 fois le SMIC net. La CFDT revendique :

  • Un rapport maximal entre les plus hautes et les plus basses rémunérations dans l’entreprise et le groupe ;
  • Un salaire minima hiérarchique défini et négocié dans la branche pour empêcher le dumping salarial au sein d’un même secteur ;
  • Un Index de l’égalité plus transparent pour favoriser l’égalité salariale entre femmes et hommes
  • La transparence sur les critères de rémunération variable des équipes dirigeantes dont une part significative doit être indexée sur la performance sociale et environnementale de l’entreprise ;
  • La limitation ou la suppression du versement de dividendes lorsque l’entreprise reçoit des aides publiques pour difficultés financières.

Il n’y aura pas de juste répartition de la valeur sans transparence fiscale. L’optimisation fiscale de certaines entreprises tarit à la source le partage des richesses. Cela pénalise les évolutions salariales, la participation et la qualité de l’emploi. Les seules pratiques de transfert des bénéfices vers l’étranger coûtent 36 milliards d’euros de profits non déclarés en France.


La CFDT revendique plus de transparence sur :

  • Les flux financiers intra-groupes nationaux et internationaux, notamment les impôts que l’entreprise paye, entité par entité, en France et à l’étranger ;
  • L’organisation juridique complète de l’entreprise ;
  • L’intégration pleine et entière de la stratégie fiscale dans le reporting RSE.

 

Un partage équitable de la valeur doit tenir compte de la contribution des salariés du donneur
d’ordre
, mais aussi des sous-traitants tout au long de la chaîne de valeur. La CFDT revendique :

  • Le développement de l’intéressement de projet, en particulier dans le cadre du plan de relance ;
  • Un renforcement de la médiation inter-entreprises entre donneur d’ordre et sous-traitant ;
  • Un droit de saisine du CSE du sous-traitant dans le CSE du donneur d’ordre ;

L’intéressement et la participation constituent une rémunération complémentaire au salaire qui récompense de manière collective, variable et aléatoire la bonne marche des entreprises en associant les salariés à ses résultats. La CFDT revendique une épargne salariale durable pour tous à travers :

  • La mise en place obligatoire de la participation dans les entreprises dès 10 salariés ;
  • Une répartition égalitaire de l’intéressement et de la participation, à proportion du temps de présence dans l’entreprise sans condition d’ancienneté ;
  • L’investissement des fonds dans des offres labellisées (CIES, label ISR, Greefin).

La CFDT souhaite un bilan de la suppression du forfait social pour mesurer ses effets sur le développement de la participation et l’intéressement au regard du manque à gagner sur les ressources pour la protection sociale.


Partager les actions ou la valeur actionnariale, ce n’est pas partager la valeur ajoutée produite. La valeur boursière de l’entreprise ne reflète pas toujours sa performance économique, sociale et environnementale. Et l’actionnariat salarié fait courir au salarié le double risque de perdre à la fois son emploi et son capital en cas de difficultés économiques.


De plus, les entreprises qui font de l’actionnariat salarié ne créent pas forcément plus de valeur que les autres, et ne redistribuent pas plus de richesses. C’est pourquoi, la CFDT revendique des garanties solides autour de l’actionnariat salarié :

  • Une formation des salariés et une aide à la mise en place d’associations des salariés actionnaires ;
  • Une distribution égalitaire des stocks options et actions ;
  • L’orientation vers des fonds d’épargne diversifiés et responsables ;

Pour la CFDT, développer l’actionnariat salarié nécessite au préalable une gouvernance d’entreprise fondée sur davantage de participation des salariés.


2. PARTAGER LE POUVOIR DANS L’ENTREPRISE

La juste répartition de la valeur soulève la question de la finalité de l’entreprise. L’entreprise est un projet collectif. Le partage de la valeur est donc aussi une question de partage du pouvoir dans l’entreprise entre les actionnaires, qui apportent le capital, et les salariés, qui apportent le travail et leurs compétences. La CFDT revendique :

  • La généralisation de la représentation des salariés dans les organes de gouvernance des sociétés par actions simplifiées (SAS) dotées d’un conseil d’administration et des holdings ;
  • Une augmentation de la proportion d’administrateurs salariés, avec a minima un 3e administrateur salarié dans les conseils d’administration ou de surveillance dès 12 administrateurs, comme le préconise le rapport Notat-Sénard ;
  • Un abaissement du seuil de participation des administrateurs salariés de 1 000 à 500 pour se hisser aux standards européens ;
  • Une féminisation des organes de gouvernance quel que soit le statut de l’entreprise. Actuellement, les SAS ne sont pas soumises à la loi Copé-Zimmerman qui a introduit l’obligation de parité (40 %) des conseils d’administration ou de surveillance.

Augmentation des minima salariaux dans la branche des Bureaux d'Etudes

Le 31 oct 2019, près 2 ans de disette, la Cfdt et la Cftc signaient un nouvel accord sur les minima salariaux. En plus d'augmenter jusqu'à 3% les précédents minima, l'accord simplifie aussi la classification des ETAM.

Hélas, les mois passaient sans que la mesure ne soit rendue applicable et il aura fallu attendre 1 an pour que l’arrêté d'extension (condition indispensable à la mise en application de l'accord) soit enfin publié au Journal Officiel.

Les nouveaux minima sont donc applicable dès ce mois ci, à partir du 1er novembre 2020.

Détails des évolutions 

Minima salariaux

L'accord prévoit une hausse des minima fonction de la classification : 
  • 3,0% pour les Employés
  • 2,0% pour les Assimilés Cadres (Techniciens et Agents de Maitrise), 
  • 1,8% pour les positions 1 des Cadres, 
  • 1,5% pour les positions 2 des Cadres,
  • 0,5% pour les positions 3 des Cadres.
Cette augmentation va permettre aux salariés les moins rémunérés de voir progresser leur pouvoir d'achat. C'est également un geste important pour les apprentis dont la rémunération, en lien direct avec la grille des minima, va augmenter sensiblement.
 
Le tableau ci-dessous détail l'impact de ces hausses.
 

Coup de pouce Modis

Pour mémoire, Modis applique depuis plusieurs années une grille de minima relevée de 30 € par rapport aux minima conventionnels, et s'est engagé lors des dernières NAO à maintenir ce "coup de pouce" sur la nouvelle grille.

 

Simplification de la classification Employés

  • les positions 1.3.1 et 1.3.2 (coeff 220 et 230) sont fusionnées pour devenir 1.1 (coeff 230)
  • la position 1.4.1 devient la position 1.2
  • La position 1.4.2 devient la position 1.3