Accord sur les frais MODIS et hausse du prix des carburants

 Tous les médias en parlent : Le prix du gazole n’a jamais été aussi élevé en France.   D'après Le Monde.fr : Le prix moyen à la po...

♫ Ma petite entreprise... connait pas la crise... ♫

C'est le refrain qu'entonne à tue-tête chaque matin sous la douche notre cher Directeur Général, d'après les témoignages qui nous parviennent de ses voisins exaspérés.
 
 
 A t'il perdu la raison, alors que Modis, la France et le monde traversent une crise d'une ampleur sans précédent?

La réponse dans l'article du jour, qui fait suite à la réunion du CSE de juillet !

Pour les plus jeunes qui n'auraient peut-être pas compris le titre de l'article, voici le clip de cette célèbre chanson de Bashung


La crise a un impact massif sur notre activité

Lors du CSE du 23 juillet, la Direction est revenue sur le bilan du 1er semestre. Sans surprise, la perte d'activité est colossale.

Sans dévoiler de chiffres précis sur un espace public, voici un graphique qui vaut mieux que beaucoup de longs discours pour illustrer la réalité :


Le creux de la courbe correspond à la perte de plusieurs centaines de mission, que MODIS peine aujourd'hui à retrouver, même si la progression est positive depuis le mois de mai.

Dans ces circonstances, le Chiffre d'Affaire (CA) de Modis s'est logiquement effondré au 1er semestre 2020.

Mais les mesures gouvernementales compensent la perte de CA

Face à cette chute d'activité, l'utilisation généralisée de l'Activité Partielle a généré des rentrées d'argent importante, puisque l'inactivité des consultants et de certains personnels structure est largement prise en charge par l'état. Conjugué à la baisse des frais de déplacements et de certains couts administratifs, le résultat de ces opérations est simple:

Le résultat net du 1er semestre 2020 pour MODIS est :
  • meilleur que celui de 2019
  • au niveau du budget (ambitieux) fixé avant crise !


Un système trop généreux ?

Disons le tout net, ce résultat est inattendu, car si les mesures gouvernementales ont bien pour objectif de sauver des emplois, le principe n'était tout de même pas d'aller jusqu'à maintenir, voir améliorer le niveau de résultats des entreprises bénéficiaires...

Le gouvernement a d'ailleurs réalisé que son indemnisation de l'activité partielle était très généreuse, et l'a réduit depuis le 1er juin (passant de 70% à 60% du cout salarial).

Par ailleurs, nous regrettons que la Direction ait une interprétation très large des critères permettant de recourir à l'Activité Partielle, ce qui peut dans certains cas être discutable. Nous recevons des témoignages de salariés qui posent questions et vous invitons à vous rapprocher de vos représentants du personnel si vous avez des doutes. Nous avons besoin de vous pour vous représenter et défendre nos intérêts collectifs!

Et pour la suite?

Si ce bilan du 1er semestre permet de relativiser les difficultés rencontrées par notre société, il reste que la crise est loin d'être finie, et que les difficultés historiques rencontrées par nos donneurs d'ordre, tout comme la casse des prix engendrés par l'abondance de main d’œuvre disponible augurent de lendemains difficiles.

Dans ce contexte, l'union fait la force et rejoindre un syndicat devrait-être la première décision prise par tout salarié soucieux de jouer collectif.

Ouverture de négociations sur l'Activité Partielle de Longue Durée (APLD)

Branche des bureaux d’études : négociation sur l’APLD – plateforme revendicative commune CFDT et CGT










Lors de la Commission Paritaire du 17 juillet, la négociation sur l’APLD (Activité Partielle de Longue Durée) a été mis à l’ordre du jour par les organisations patronales.
La CGT et la CFDT ont proposé une plateforme revendicative commune que nous détaillons dans cet article, en vue de la négociation d'un éventuel accord de branche.

Ces négociations au niveau de la branche sont importantes, car en cas d'accord, celui-ci s'appliquera directement à Modis.

Propositions pour négociations de l’Activité Partielle de Longue Durée (APLD)

  • La demande d’activité partielle doit reposer sur un diagnostic partagé... et ce partage ne peut qu’être obtenu qu’en établissant le diagnostic des répercussions de la crise sanitaire sur les différents secteurs d’activité de l’entreprise, en fonction de la taille de l’entreprise, et leurs conséquences sur l’emploi selon le métier et la région, et sur les familles de métier en elles-mêmes. Il faut Intégrer le niveau CPRE pour établir le diagnostic et le cas échéant, envisager des suivis plus pointus sur certains bassins d’emploi
  • Pour rentrer dans ce dispositif, l’accord doit prévoir qu’aucun licenciement économique c’est-à-dire PSE, PDV ou RCC ne peut avoir lieu pendant la mise en œuvre de l’accord et sur la période de validité de l’accord, ni pendant les 6 mois au terme de l’accord
  • L’accord doit être prévu sur une certaine durée.
  • Tous les salariés sont éligibles, dont les salariés au forfait, sauf les salariés en intercontrat, dès lors que le salarié en intercontrat a connu une période d’absence d’activité de plus de 30 jours dans les 12 derniers mois qui précèdent la demande de chômage partiel
  • Les salariés en activité partielle ne peuvent être licenciés (cf. ancienne règlementation code du travail)
  • Maintien de tous les droits (retraite complémentaire, couverture santé et prévoyance, droits à congés chômage pendant cette période) et plus particulièrement l’octroi de points gratuits de retraite complémentaire
  • 2 droits doivent être garantis :
    • le bénéfice pour tout salarié positionné dans le cadre de l’activité partielle d’un bilan d’étape professionnel pour définir ses besoins de formation
    • et l’accès aux formations définies dans ce cadre, financées intégralement (contre 80% des coûts pédagogiques actuellement)
  • Mobilisation du CPF dans le cadre de formations qualifiantes (pas de possibilité de s’appuyer sur le CPF pour financer les formations dans ce cadre si elles n’apportent aucune reconnaissance)
  • L’employeur peut demander aux salariés de prendre des jours de RTT sur le quota dont ils disposent librement sans toutefois pouvoir leur imposer.
  • Mise en place d’une commission de suivi comme cela doit être prévu

Sur l’indemnisation

  • Maintien de la rémunération à 100% du salaire net pour tous les salariés positionnés en activité partielle, jusqu’à l’équivalent de 3,15 fois le SMIC (l’aide publique étant de 85% de l’indemnité versée et jusqu’à 70% de 4,5 fois le SMIC soit 3,15 fois le SMIC)

Suites données aux revendications

Les organisations patronales n'ont pas encore fait de retour sur ces propositions.

Résultat de l'enquête IESF 2019 sur la situation des ingénieurs

Comme chaque année, Ingénieurs Et Scientifiques de France (IESF) publie son enquête annuelle sur l'activité et les conditions de rémunérations des ingénieurs et scientifiques.


Cette enquête fait référence en la matière puisque qu'elle recueille plus de 50 000 réponses, et se répète maintenant depuis 60 ans.

Cet article vise à faire ressortir quelques résultats de l'enquête, notamment en terme de salaire dans les secteurs de l'IT et de l'ingénierie, pour vous donner des éléments de comparaison.



La population des ingénieurs en France

L'enquête débute par une description de la population des 900 000 ingénieurs en activité en France.

Il s'agit d'une population fortement masculine (à 70%, même si la proportion de femme progresse).

Un ingénieur sur deux travaille en Province, un sur trois en Ile de France et 15% à l'étranger.


Le taux de chômage des ingénieurs est de l'ordre de 3%, un niveau très inférieur à celui de l'ensemble de la population.

Rémunération des ingénieurs

En fonction du secteur d'activité

D'après l'IESF, le salaire médian des ingénieurs débute à 35 000€ brut par an (vers 23-24 ans) pour atteindre 100 000 euros vers 60 ans. Il augmente de façon quasi linéaire d’environ 1 800 € euros par an.

Le salaire médian varie fortement en fonction des secteurs, les moins biens lotis étant dans l'enseignement et la recherche ainsi que l'agriculture, et les meilleurs salaires se trouvant dans la banque et assurance.

Dans les sociétés de service, on note un écart important entre les activités d'ingénierie et celles liées aux services informatique, où les salaires sont plus élevés.

Salaires médians des ingénieurs en France

< 30 ans 30-39 ans 40-49 ans 50-64 ans
Conseil, logiciels et services informatiques
40 000 € 55 000 € 66 298 € 80 924 €
Sociétés d'ingénierie 36 282 € 46 000 € 64 164 € 82 826 €
Tous secteurs confondus 39 600 € 53 000 € 71 427 € 90 000 €


En fonction de la localisation géographique

Cela ne surprendra personne, les écarts de revenus entre Paris et la Province sont importants.

Salaires médians selon le secteur et la localisation

Ile de France
Province
Conseil, logiciels et services informatiques
67 416 € 47 000 €
Sociétés d'ingénierie 48 000 € 43 771 €
Tous secteurs confondus 66 000 € 53 100 €

Pour aller plus loin

L’enquête complète ainsi qu'un simulateur de salaire en ligne sont disponibles en vente sur https://www.iesf.fr/752_p_50488/enquete-nationale.html, ou auprès de nos adhérents et élus, qui bénéficient d'un accès privilégié à ces résultats.

Le direct du CSE du 30 juin

Voici les principaux points abordés lors des dernières réunions du Conseil Social et Économique : un télétravail dérogatoire, le point sur la situation économique et l'activité partielle, les impacts sociaux et salariaux de la crise, la mutuelle...


Pour rappel: ce compte rendu ne reprend que quelque uns des principaux points qui ont été abordés lors de la réunion et pouvant être publiés sur un espace public. Vous trouverez les procès verbaux complets et officiels sur le site du CSE.

Mesures transitoires relatives au télétravail


Avec la fin de l'état d'urgence au 10 juillet, les règles habituelles relatives au télétravail auraient du redevenir applicables chez Modis, et notamment la limite à 40 jours/an (1 jour/semaine) fixée par notre charte interne.

Cette disposition pose de nombreux problèmes organisationnels, surtout maintenant que beaucoup de salariés ont pu faire la démonstration de l'efficacité de ce mode de travail.

La Direction annonce donc :
  • dans l'immédiat, des mesures dérogatoires à notre charte télétravail permettant de poursuivre le télétravail sans être limité à un nombre de jour maximum par semaine.
  • à moyen terme, l'ouverture à la rentrée d'une négociation sur le télétravail permettant d'améliorer et d'adapter les dispositions de la charte télétravail.

Activités Sociales et Culturelles

Le CSE a procédé à la désignation des membres de la commission des Activités Sociales et Culturelles.

Cette commission aura la responsabilité d'organiser les différentes activités sociales organisées par le CSE (subventions de Noël, événements familiaux, sport et culture, ...) et de mettre en place de nouvelles activités.

Pour rappel, notre engagement lors de l'élection vise notamment à mettre en place des activités permettant de réunir les salariés modis, telles que des sorties et activités entre collègues (ludiques, sportives, festives, ...). Nous espérons pouvoir les organiser à partir de la rentrée.

Actualité économique

Le recours à l'Activité Partielle (AP) diminue après le pic du mois d'avril, l'activité repart très (trop) progressivement.

La Direction a obtenu l'accord de la DIRECCTE pour poursuivre l'AP sur l'ensemble des agences Modis.

Près de 400 collaborateurs sont aujourd'hui en intermission, dont :
  • 3/4 d'entre eux sont éligibles à l'AP
  • 1/4 n'est pas éligible du fait des conditions posées dans l'accord de branche (pas d'AP pour les consultants ayant été plus de 30 jours en intercontrat).
La Direction multiplie la prospection pour aller chercher de nouvelles activités, plus de 350 missions ont été gagnés depuis le début de la crise.

Fait étonnant : notre taux de facturation augmente légèrement, les prestations à faible taux étant les premières touchées par la crise. Il s'agit d'un effet temporaire qui s'estompera dès que ses prestations redémarreront.

Impacts sociaux

C'est évidement un point de vigilance alors que nous avons reçu un certain nombre de témoignages inquiétants. Le CSE a demandé à la Direction de communiquer l'évolution des chiffres relatifs aux motifs de sorties (démission, licenciement, rupture conventionnelle, fin de période d'essai, ...). Jusqu'ici, ceux-ci ne montrent pas de tendance à la hausse par rapport à l'an dernier.

Nous continuerons à les surveiller régulièrement bien évidement.

Prime COVID

Compte-tenu de la situation financière de Modis, la Direction ne prévoit pas de verser de prime COVID à tous les salarié ayant continuer à exercer leur mission durant la crise, mais pourra prendre des mesures individuelles.

Nous regrettons cette décision qui risque de créer des inégalités de traitement et qui n'aurait pas été très couteuse pour Modis, compte tenue du faible nombre de personnes concernées.

Déménagement locaux Parisiens

Les projets de déménagement et de regroupement des locaux Parisiens (nos collègues de la Cftc en ont déjà parlé) prennent un peu de retard :  :
  • Tour Ciel déménage cet été
  • Bellini au mois de novembre


Augmentations annuelles

La Direction maintien les engagements pris en début d'année, la crise ne devrait donc pas être invoquée lors des entretiens pour justifier une absence ou une faible augmentation!

Rémunérations variables

Les objectifs très ambitieux fixés en début d'année sont aujourd'hui complétement inatteignables, au risque de miner la motivation des forces commerciales sur lesquelles la direction compte pour faire repartir l'activité chez Modis.

La Direction ne modifiera cependant pas les lettres d'objectifs, mais elle met en place des "incentives" ciblées pour les populations les plus impactées (business manager, ...). Ces "incentives" visent à augmenter le taux d'activité et favoriser les ouvertures de comptes.

Elles ne compenseront cependant qu'en partie la perte de rémunération variable.

Suivi du contrat mutuelle

Fin 2019, le régime couvre 2 261 salariés, 440 conjoints et 1 410 enfants.

389 salarié modis adhérent à la sur-complémentaire, pour bénéficier de meilleurs remboursements.

A l’échelle de Modis, le régime est bénéficiaire pour l'assureur, avec un ratio Soins/Cotisations de 91%.
Cependant, le contrat est géré au niveau du groupe Adecco, à ce niveau le régime est toujours bénéficiaire, mais à un niveau bien moindre (98,5%).

Mercer présente l'ensemble des détails des remboursements, dont la moitié est constitué des frais d'optique et dentaire.

En moyenne, sur 100 € de dépenses engagées, les salariés sont remboursés de 94 €.
Toutefois, certains frais sont très mal remboursés, en particulier chez certaines spécialités dentaires.

Le réseau Santé Clair est utilisé à 40%, ce qui laisse une marge de progression importante pour mieux maitriser les couts des soins.

Les élus du CSE ont déploré que le système de messagerie soit peu performant, notamment pour le suivi des remboursements des frais. Mercer a répondu que la messagerie évoluera en 2021 pour disposer d'un système d'enregistrement des échanges directement sur le site mercernet.fr

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