Accord sur les frais MODIS et hausse du prix des carburants

 Tous les médias en parlent : Le prix du gazole n’a jamais été aussi élevé en France.   D'après Le Monde.fr : Le prix moyen à la po...

Courrier intersyndical pour une prime de fin d'année

A la suite de la crise provoquée par le mouvement des gilets jaunes à l’échelle nationale, le Président de la République a demandé, lundi 10 décembre 2018 soir, « à tous les employeurs qui le peuvent » de verser « une prime de fin d'année à leurs employés », qui sera sans impôt ni charge.


Le gouvernement a ensuite précisé les modalités de cette prime:
  • Montant maximum de 1 000€ par personne, non imposé et sans charges
  • Réservée aux salariés percevant moins de 4 500 € brut par mois
  • A verser avant le 31 mars

Comme vous pouvez l'imaginer, nous avons sauté sur l'occasion pour revendiquer la mise en place de cette prime chez Modis.

En effet, nous estimons que les résultats 2018 de notre société seront largement bénéficiaires, comme l'année précédente par ailleurs.

Nous estimons aussi que des sociétés comme Modis, ainsi que le groupe Adecco, ont leur part de responsabilité dans la crise que nous traversons. En effet, lorsque des salariés constatent que leur société refusent toute idée de partage des bénéfices, ou s'installe en Suisse pour
limiter leur niveau d'imposition, le sentiment de révolte ne peut-être que légitime.

Nous espérons donc que notre groupe se saisira de cette chance de corriger le tir, même si l'échec des dernières négociations sur l'intéressement ne nous rend pas d'être très optimistes.


Cette volonté ayant de fortes chances d'être partagée par l'ensemble des Organisations Syndicales, nous avons souhaité rédiger un courrier commun, signé par l'ensemble des organisations syndicales présentes chez Modis (CGT, CFTC, CFDT, FO, SOLIDAIRES), sauf une : la CFE-CGC.

Le voici ci-dessous:
 
M. Le Directeur Général, 

A la suite de la crise provoquée par le mouvement des gilets jaunes à l’échelle nationale, le Président de la République a demandé, lundi 10 décembre 2018 soir, à toutes les entreprises qui le pouvaient, de verser une prime de fin d’année à leurs salariés. Dans la foulée, le Président de Syntec-Ingénierie, Pierre VERZAT, déclarait dans la presse qu’il accueille « favorablement » cette mesure. 

Par la suite, Orange, Altice, Iliad, LVMH, Kering, le groupe Total, CAP GEMINI et bien d’autres ont annoncé le versement d'une prime exceptionnelle à leurs salariés, en cette fin d'année 2018. 

Comme les résultats de l’année 2018 s’annoncent très bons pour Modis, nous estimons que notre société est aussi en mesure de distribuer cette prime. 

Nous vous demandons donc de tout mettre en œuvre pour une mise en place rapide de cette prime de fin d’année chez Modis. 

Dans l’attente de votre retour, veuillez recevoir nos sincères salutations. 

Les Organisations Syndicales signataires chez Modis

CGT, FO, SOLIDAIRES, CFDT, CFTC

Déclaration commune des organisations syndicales

Communiqué de presse national

Paris, le 6 décembre 2018,

 
Déclaration des organisations syndicales
CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, UNSA, etFSU
Les organisations syndicales CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, UNSA, et FSU se sont retrouvées ce jeudi 6 Décembre pour échanger sur l’actualité sociale.

Elles rappellent que, depuis des mois, face aux inégalités sociales et territoriales, elles ont réclamé des politiques publiques permettant de la justice sociale. Elles rappellent aussi que, depuis des mois, elles ont appelé le gouvernement à les écouter à travers un véritable dialogue social.

Aujourd’hui, dans un climat très dégradé, la mobilisation des gilets jaunes a permis l’expression d’une colère légitime. Le gouvernement, avec beaucoup de retard, a enfin ouvert les portes du dialogue.

Nos organisations s’y engageront, chacune avec ses propres revendications et propositions, en commun chaque fois que cela sera possible. Les sujets du pouvoir d’achat, des salaires, du logement, des transports, de la présence et de l’accessibilité des services publics, de la fiscalité doivent trouver enfin des débouchés concrets, créant les conditions sociales d’une transition écologique efficace parce que juste. 

Le dialogue et l’écoute doivent retrouver leur place dans notre pays. C’est pourquoi nos organisations dénoncent toutes formes de violence dans l’expression des revendications. 

La CFDT, la CGT, FO, la CFE-CGC, la CFTC, l’UNSA, la FSU appellent le gouvernement à garantir enfin de réelles négociations. Cela suppose qu’elles soient larges, ouvertes et transparentes, au niveau national comme dans les territoires.

Happy Birthday Modis?

Un an déjà qu'euro engineering et modis ont fusionné.

La Direction a su faire preuve d'un sens du timing exceptionnel pour marquer le coup, en adressant à tous les ex-euro engineering un courrier annonçant... la dénonciation d'un avantage dont ils bénéficiaient jusqu'à présent.

Cet usage était relatif à la subrogation des indemnités journalières (définition), en cas d'arrêt maladie de plus de trois jours. Une disposition inexistante chez Modis. La Direction a donc décidée d'opter pour la simplicité en harmonisant les deux régimes par le bas, et dans son propre intérêt uniquement (simplification administrative).

Cette dernière nouvelle clos le chapitre de la fusion, qui pour le reste n'aura pas permis d'apporter de grandes avancées :

  • la direction a mis tellement de mauvaise volonté lors des négociations sur l'intéressement qu'aucun syndicat n'a pu signer le projet d'accord proposé (la formule de calcul étant encore moins avantageuse que celle en vigueur chez euro engineering).
  • les négociations sur le temps de travail ont également échouées à l’automne, la Direction proposant un texte qui faisait sauter les garanties que nous avions mis en place chez euro engineering concernant le forfait jour (réalisation d'une enquête anonyme sur la charge de travail, limitation à un nombre de postes restreint) et n'accordant que peu d’intérêt aux demandes des négociateurs syndicaux.  Edition du soir: il semblerait finalement qu'un compromis ai été trouvé sur ces sujets.
Ces échecs nous rappellent que le progrès social chez modis ne se gagnera pas en restant passif.

Rejoindre et soutenir un syndicat (le notre ou celui que vous préférez, nous ne sommes pas sectaire) reste  le meilleure moyen de peser davantage face à un employeur un peu trop sur de sa toute puissance.

Contactez-nous au plus vite si vous hésitez encore.

Prise en charge des abonnements téléphoniques

Il y a quelques mois nous faisions état des modalités de prise en charge des forfaits téléphoniques.

C'est aujourd'hui le moment de concrétiser cette initiative, mais la démarche se révèle plus chaotique que prévue, comme nous allons le voir dans cet article, qui tente de répondre à vos principales questions pratiques.




Ce matin nous avons alerté la Direction sur le fait que:

  1. le projet SX n°1826423 (cité dans le mail envoyé hier) n'était pas crée dans SX, il est donc impossible d’y affecter des frais de téléphone
  2. les collaborateurs sont dans l'impossibilité de saisir leur facture du mois de décembre 2018. La Direction accepte-elle la saisie de la facture de décembre 2017 pour bénéficier de 12 mois de remboursement?
Cela a donné lieu à un renvoi d'information complémentaire de la Direction (à 11h15) qui sur ce coup a fait preuve de réactivité.

Cependant, la clarification stipule (en rouge) que seuls les mois de janvier à novembre sont concernée, la prise en charge est donc limité à 11 mois, ce qui est dommage.

Quel numéro de projet choisir?

Ensuite, la Direction demande de renseigner un numéro de projet à partir d'un code agence (EI3, TN1, RIO,...) qui doit sembler bien mystérieux à la plupart d'entre vous. Si vous ne le connaissez pas, sachez que vous le trouverez de la manière suivante:
  1. Ouvrez SX (https://asa.modisfrance.fr/modis)
  2. Allez dans la section "RESSOURCE" "COLLABORATEUR"
  3. Le code agence est affiché dans la colonne "Entité Op primaire"

Quel montant  de frais faut-il saisir?

Pour rappel, le montant de la prise en charge est limité à :
  • 50% du cout de l'abonnement mensuel (hors forfait exclu)
  • plafonné au maximum à 15€/mois
Application pratique des montants TTC à saisir dans SX :
  • Pour une facture de 10 €, vous saisissez 5 €
  • Pour une facture de 20 €, vous saisissez 10 €
  • Pour une facture de 30 € ou plus, vous saisissez 15 €

 

Faut-il transmettre les justificatifs papier?

Bien que la plupart des factures soient émises sous format électronique, il est nécessaire de les imprimer et de les joindre à votre note de frais au format papier pour validation de la part de votre manager, puis envoi par courrier au service note de frais.

Cette information a été contredite par mail envoyé le 7 décembre, qui précise qu'un envoi par mail au service Note de Frais est possible (se référer au message pour les modalités détaillées).

Conclusion

Voilà, vous êtes paré pour renseigner la note de frais. N'oubliez pas d'y joindre l'ensemble des factures téléphoniques demandées.

Si vous avez encore des questions ou remarques, posez les ci-dessous, cela nous permettra de mettre à jour l'article.

Pas de bras, pas de chocolat...

Appliqué chez Modis, cela donne "Pas d'ordre de mission, pas de ticket repas"

L'article du jour illustre l'importance d'avoir des représentants du personnel au plus proche de chacun d’entre-vous, pour être en mesure de capter les petits dysfonctionnements qui sans être gravissimes  restent tout de même pénible à supporter au quotidien.

Le problème a été posé de la façon suivante lors de la dernière réunion DP de Tours.
Les Ordre de Mission de 5 consultants de l’agence de Tours ont expiré fin aout sans être renouvelés avant la fin septembre, malgré les relances effectuées automatiquement par SX et manuellement par le service du personnel. Ces consultants ont donc été privés pendant un mois de titres restaurants, voire même le cas échéant de leurs frais de déplacement. Cette situation injuste, déjà dénoncée lors de précédentes réunions DP (en mars pour YY et juin 2018 pour XX.) se reproduit trop souvent. Nous demandons à la Direction quelles mesures elle entend mettre en œuvre pour qu’enfin cette situation ne se reproduise plus. En aucun cas les consultants ne doivent être pris en otage entre une direction qui entend avoir des ordres de missions à jour et des managers débordés par leurs tâches quotidiennes.
Ce qui a mené à la réponse suivante :
La Direction entend votre réclamation. A l’avenir, nous ferons en sorte que cette situation ne se reproduise plus, en relançant d’autant plus les managers.

Cependant, craignant que cette bonne volonté affichée ne soit pas suivis d'actes précis, nous avons également demandé au CE Modis de porter la question devant la Direction Parisienne, ce qui a été fait lors de la réunion du mois d'octobre.

Nous espérons maintenant que ces problèmes administratifs soient enfin derrière nous.

Si jamais ce n'était pas le cas, faites le nous savoir au plus vite pour que nous soyons en mesure de rappeler ses engagements à la Direction.

Suppression des cotisations chômage et maladie

C'est un phénomène exceptionnel auquel on assiste ce mois-ci chez modis : une augmentation générale des revenus, une revendication de longue date des organisations syndicales Modis, que la direction s'est toujours refusé à mettre en place.

Cependant, cette hausse n'est pas due à la direction, mais à la mise en place de la réforme du gouvernement relative à une meilleure valorisation du travail.


  • Quelle est la motivation de cette mesure?
  • A quoi correspond cette hausse sur votre bulletin de paie?
  • Pourquoi le montant affiché ne correspond pas à la hausse que vous constatez par rapport au mois dernier?
  • Le montant tient-il compte de la hausse de la CSG?

Les réponses à ces questions dans l'article du jour.



Motivation de la mesure

Il s'agissait d'un des engagements de la campagne d'En Marche, visant à "mieux vivre du travail". Une alternative à la TVA sociale, proposée par un autre candidat...

Concrètement, la mesure se traduit par un transfert du financement de 2 cotisations, el bilan étant neutre :
  • La suppression en deux temps (janvier et octobre 2018) des cotisations salariales maladie (0,75 %) et chômage (2,4 %)
  • La hausse de 1,7% de la CSG (en janvier 2018)
Le bilan qu'on observe ce mois-ci est donc finalement une hausse de rémunération de +1,45% ( = +0,75% + 2,40% - 1,70%), soit :
  • environ 49 € pour un salarié gagnant 3361€ (salaire moyen des cadres modis)
  • environ 27 € pour un salarié gagnant 1 896€ (salaire moyen des employés modis)
Attention toutefois, la hausse de rémunération donnera lieu à une hausse d’impôts sur le revenu, proportionnelle au revenu du salarié concerné (en fonction de sa tranche d'imposition).

 

A quoi correspond cette hausse sur votre bulletin de paie?

La consultation attentive de votre bulletin de paie de d'octobre 2018 (sur Arkevia) vous permettra de constater:
  • la suppression des cotisations salariales chômage et maladie (les cotisations employeurs restant dues).
  • l'application du nouveau taux de CSG (depuis le 1er janvier)
  • l'apparition d'une ligne intitulée "Dont évolution de la rémunération liée à la suppression des cotisations chômage et maladie" permettant de vérifier le gain pour chaque salarié.

 

Pourquoi le montant affiché ne correspond pas à la hausse que vous constatez par rapport au mois dernier?

Parce que la ligne "évolution de la rémunération liée à la suppression des cotisations chômage et maladie" tient compte de la baisse des charges et de la hausse de la CSG passées au 1er janvier.

 

Le montant affiché tient-il compte de la hausse de la CSG?

Oui


Des questions sur votre bulletin de paie? 

Utilisez les commentaires ci-dessous ou contactez-nous.

Fin du CE euro engineering: l'héritage

Au mois de septembre se tenait la dernière des dernières réunions de l'ex CE euro engineering, consistant à présenter les comptes de l'année 2017 et le montant de l'éventuelle cagnotte (ou ardoise) laissée à l'attention du CE repreneur, en l’occurrence le CE modis.

Nous n'étions pas vraiment inquiet sur les conclusions de l'exercice, mais avons tout de même tenue à ce que les comptes soient approuvés et présentés par un expert comptable, afin de que le CE modis puisse les reprendre en toute confiance.

Mais au fait, à votre avis, combien peut-il bien rester en caisse?
  • -30 000 € et d'ailleurs le trésorier du CE est parti en vacances à l'autre bout du monde
  • 0 € grâce à une gestion saine et équilibrée
  • + 80 000 €, le CE n'arrivant pas à utiliser chaque année l'intégralité de son budget
Réponse dans l'article du jour, qui vous permettra de comprendre un peu mieux les coulisses des budgets du CE.

Et la réponse est... il reste plus de 80 000€ dans les caisses de l'ex CE euro engineering. Plus précisément, l'essentiel de cette somme provient de réserves peu à peu accumulées sur le budget de fonctionnement du CE.

Le législateur a en effet souhaité scinder en deux partie les budgets des CE:
  • l'une dédiée à son fonctionnement (formation, fournitures, frais d'expertise, conseils juridiques,...), d'un montant minimum de 0,2 % de la Masse Salariale
  • la seconde (facultative!) dédiée aux Activités Sociaux Culturelles (ASC), qui consiste principalement chez modis au versement d'une subvention à Noël.
Chez modis, le budget ASC est de 0,6%. Il est chaque année intégralement épuisé en oeuvres sociales à destination des salariés.

Le budget de Fonctionnement ne pouvant-être affecté qu'à des dépenses limitées, et les différentes personnes s'étant succédées au CE ayant toujours eu une gestion raisonnable de ce budget (frais de repas et déplacement limité au nécessaire, par exemple), celui-ci était chaque année excédentaire, sans qu'il ne soit possible de l'utiliser pour le bénéfice des ASC.

L'absorption de notre CE par celui de modis implique maintenant de répondre à 2 questions:
  1. Le CE modis souhaite-il reprendre notre passif (en effet, il est possible de le refuser)?
  2. Si la réponse à la question précédente est positive, à quel budget le CE modis souhaite -il affecter notre cagnotte?
Les réponses à ces 2 questions sont à nos yeux évidentes, et la réunion de CE qui se tient ce vendredi devrait permettre de le vérifier.



PS : La confiance n'excluant pas le contrôle, nous tenons à la disposition de tout salarié en faisant la demande le détail des comptes de l'ex CE euro-engineering.


Le réforme de la formule de participation attendra

C'est aujourd'hui mardi 9 octobre que le projet de loi PACTE est adopté à l'assemblée nationale.

Hors, les plus attentifs d'entre-vous s'en rappellent surement, nous nous étions mobilisés en début d'année pour défendre, lors d'une consultation publique organisée par le gouvernement, l'idée d'une refonte de la formule légale de la participation, lassé de voir chez nous la formule légale donner toujours 0.

L'idée a été très commentée et s'est trouvée être la plus populaire dans sa catégorie, preuve que la situation chez modis n'est pas une exception...

Il est donc temps de connaitre le traitement que nos députés lui ont réservé, travail que nous avons pu réaliser grâce à l'excellent site NosDéputés.fr.



Et c'est la raporteuse du projet de loi qui douche tout de suite nos espoirs en indiquant :
La modification de la formule de la participation a été maintes fois évoquée lors des auditions, mais plusieurs professionnels préoccupés par cette question nous ont indiqué qu'ils n'étaient pas parvenus à un consensus sur le sujet. Nous en sommes ainsi arrivés à la conclusion que la formule actuelle – qui fonctionne, quand bien même elle ne serait pas la plus adaptée – fait encore, pour l'instant, l'objet d'un consensus. C'est également, du reste, la conclusion du COPIESAS, qui a mené une longue réflexion sur le sujet. Peut-être faut-il néanmoins suggérer à ce conseil de poursuivre ses travaux afin d'aboutir éventuellement à un accord dans les prochains mois. 
Il est probable que vous n'ayez jamais entendu parler du COPIESAS. Il s'agit du Conseil d'orientation de la participation, de l'intéressement, de l'épargne salariale et de l'actionnariat salarié. Retenons qu'il est composé en grande partie de représentants syndicaux, qui semblent tout autant que les politiques très prudents quand à l'idée de toucher une virgule à une formule de calcul établie depuis le Général de Gaulle.


On garde un soupçon d'espoir avec les propos de M. Le Maire, ministre de l'économie et des finances, qui reconnait que :
(...) la formule légale de calcul de la participation (...) est très difficile à comprendre et mérite d'être améliorée. (...)  Toutefois, le COPIESAS y travaille, de même que l'Inspection générale des finances (IGF), en liaison avec l'Inspection générale des affaires sociales (IGAS). Il me paraît donc sage d'attendre la fin de leurs travaux avant de nous prononcer sur ce sujet.

Il semble que ces travaux doivent trouver une issue d'ici quelques mois, donc il est encore permis d’espérer car au moins nos édiles semblent partager notre constat.

On en a d'ailleurs la confirmation quelques lignes plus loin, avec cet réponse d'un membre du COPESIAS:
Le COPIESAS réfléchit à la façon dont cette formule pourrait évoluer pour être plus lisible et plus simple. Durant nos travaux, nous avons admis notamment que la référence au bénéfice fiscal n'était pas souhaitable et qu'il faudrait passer au bénéfice comptable. Nos réflexions se poursuivent et j'espère qu'elles aboutiront d'ici à l'examen du texte en séance publique.
Nous ne pouvons que souscrire à ce propos, qui rejoint le constat que nous tirions il y a quelques mois dans l'article Mais pourquoi la participation a t-elle toujours été nulle?

Conclusion

Après 7 années de participation à 0, on l'aura compris, il faudra encore patienter et la loi PACTE ne changera rien à ce sujet... Si le constat des imperfections de la formule en vigueur sont de plus en plus partagés, le choix d'une formule alternative n'a pas encore fait l'objet d'un consensus.

En attendant, on pourra toujours se consoler en constatant que la transformation du CICE en vrai baisse de charge aura un impact favorable sur le calcul de la participation, le bénéfice fiscal des entreprise se trouvant "gonflé" de quelques pourcents. La mesure sera applicable dès 2019, on en constatera l'effet éventuel en 2020.

De là à espérer que cela suffise à ce qu'enfin la participation se déclenche chez nous, il y a un pas, que nous nous garderons bien de faire.

De nouveaux moyens pour les syndicats modis!

Les négociations en cours depuis des mois ont enfin abouti, et nous ne pouvons que saluer la signature d'un accord qui modifiera de manière sensible les moyens donnés aux Organisations Syndicales, ainsi que le lien qu'elles peuvent entretenir avec les salariés.


Les bonnes nouvelles ne sont pas si fréquentes, et celle-ci en est une, nous allons ici vous expliquer pourquoi en revenant sur les quelques points marquants de l'accord conclu entre la Direction, la CFE-CGC et la CFTC (la CGT n'ayant pas signé l'accord).



Une plus grande proximité avec les salariés

Dans les sociétés d'ingénierie et service, le plus grand défi pour les Organisations Syndicales est de créer et maintenir un lien avec des salariés :
  • éparpillés aux 4 coins de la France, que pour la plupart nous ne rencontrerons jamais.
  • jeunes, n'ayant souvent jamais eu de contact avec des Organisations Syndicales.
  • avec un renouvellement rapide des effectifs, qui nous contraint à sans cesse renouveler nos efforts de communication.


L'accord négocié ouvre des avancées importantes :
  1. le droit pour chaque Section Syndicale présente dans l'entreprise d'envoyer 3 courriels par an à l'ensemble des salariés.  
  2. le droit d'envoyer des courriers papiers au domicile des salariés (mais aux frais du syndicat qui fait ce choix, ce qui va fortement limiter les possibilités)
  3. la création sur l'intranet d'un espace dédié aux Organisations Syndicales, et l'affichage sur cet espace de tracts au format électronique. Il s'agit là d'une disposition de la loi Travail de 2017, que la Direction va enfin mettre en œuvre.
  4.  la possibilité de distribuer des tracts sur la pause de midi.

Des moyens financiers pour les syndicats 

La Direction met sur la table des moyens sonnants et trébuchants pour permettre aux syndicats d'exercer leurs fonctions:
  • 6 500 € pour les organisations représentatives (CFE-CGC, CGT et CFTC à ce jour chez modis)
  • 1 000 € pour les sections syndicales non représentatives (Cfdt, Sud Solidaires, FO)
L'utilisation de ce budget est soumis au contrôle de la Direction et peut notamment permettre : l'affranchissement de courrier, les déplacements des représentants syndicaux, l'achat d'équipements informatiques ou téléphonique, l'abonnement à des informations juridiques ou sociales, ...

Le mot de la fin

Avec cet accord, les Organisations Syndicales pourront mieux se faire connaitre des salariés, leur rappeler leurs droits, et aussi mieux porter leur voix.

Il ne nous reste plus qu'à former le vœux qu'en plus de pouvoir nous exprimer, nous soyons surtout davantage entendus par la Direction.

Lancement de l'enquête Great Place To Work

La nouvelle est tombée en début de semaine dans les boites mails de l'ensemble des salariés modis, et plus largement du groupe Adecco : c'est le lancement de l'enquête annuelle Great Place To Work (GPTW), visant à mesurer la satisfaction et l'engagement des salariés de la société.


Une fois n'est pas coutume, nous souscrivons totalement aux propos de la Direction qui insiste sur l'importance à ce que chacun d'entre nous participe à l'enquête, de façon franche et constructive.

On pouvait à ce titre regretter l'an passé que seul 41% de l'effectif y ai répondu, un niveau  relativement faible qui peut permettre à la direction de minorer l'importance des problèmes mis évidence.

Les résultats de l'enquête  fournissent des enseignements précieux pour les représentants du personnel, qui peuvent vérifier si leurs revendications et perception de la réalité sont bien en phase avec la majorité des salariés.

La dernière édition avait d'ailleurs fourni des résultats édifiants, que nous avions à l'époque commentés dans l'article "La douche froide des résultats GPTW".

Notre appréciation de la réalité n'a pas tellement variée depuis, en particulier après l'échec des négociations relatives à la mise en place d'un intéressement.

A vous de nous dire quelle est la votre.

Vous avez jusqu'au 21 septembre pour répondre, mais nous vous recommandons de ne pas remettre à demain ce que vous pouvez faire aujourd'hui, et d'inviter vos collègues à en faire de même.

Revue de presse

2 articles parus cette semaine valent le détour et nous permettent d'y réagir, car ils font échos à l'actualité modis.

Le premier article fait le lien entre reprise économique et augmentations de salaires, le second aborde les difficultés de recrutement des entreprises, et nous intéresse particulièrement car M. Catoire, président d'Adecco France, y intervient.




Le premier article paru sur lemonde.fr nous alerte sur un phénomène dont on avait peine à prendre conscience chez Modis: La reprise économique de 2017 se retrouve dans les hausses de salaire de 2018.

D'après cet article :
"Les hausses de salaires en 2018 ont été de 2,5 % pour les cadres et de 2,2 % pour les non-cadres révèle l’étude annuelle du cabinet de conseil Deloitte, publiée lundi 27 août et réalisée à partir des bulletins de paie de 1 million de salariés de plus de 400 entreprises des principaux secteurs d’activité (grande distribution, industrie de la santé, assurance, énergie, distribution…)."
La taille de l'échantillon considéré (pas moins de 1 million de feuille de paie épluchées!) donne une certaine légitimité à cette étude.

Et chez modis?

Seulement 1,0%.

Voilà le montant des augmentations acté par la Direction en fin d'année dernière, alors que l'activité battait déjà un niveau record et que les prévisions pour 2018 étaient au beau fixe.

Un montant dérisoire, près de 2 fois inférieur à l'inflation, et qui nous avait d'ailleurs conduit à participer au premier débrayage intersyndical de l'histoire de modis.

La Direction n'avait visiblement pas anticipé un si rapide changement de conjoncture, car on voit depuis le début de l'année se multiplier les départs de salariés qui, lassés d'attendre une politique sociale plus ambitieuse, ont pu constater que le marché est à l'heure actuelle plein d'opportunités.

Dans certains cas, la Direction arrive à "retenir" des salariés avant qu'ils ne claquent la porte, et c'est d'ailleurs une stratégie que nous décrivions dans un récent article, mais au prix d'une perte de confiance et d'un rapport qui se tend dangereusement entre salarié et manager.

Le petit truc qui énerve...

Pour conclure, l'étude Deloitte aborde le sujet de l'épargne salariale, et nous informe qu'elle a  progressé en 2018 pour la deuxième année consécutive.

Alors que la Direction a torpillé les dernières négociations relatives à l'intéressement et que la participation est toujours nulle, cette nouvelle nous conforte dans l'idée que la politique de rémunération est bien en dessous des standards nationaux.


Et pendant ce temps là, les entreprises peine à recruter...

Le second article paru sur l'Usine Nouvelle illustre les tensions qui commence à apparaitre sur le marché du travail.

Un premier patron témoigne ainsi : ""Je n’arrive pas à recruter, nous devons refuser du boulot. C’est compliqué pour les métiers du numérique..."

Puis vient le tour de Christophe Catoire, le président France d’Adecco qui indique que son groupe avait dû refuser 100 000 missions l’an dernier (pour 600 000 réalisées), faute de recrues.

Et chez modis?

Combien de missions perdues car nous n'avons personnes à mettre dessus, ou pire encore, que la personne qui la réalisait nous a quitté?

L'économie faite sur la faiblesse des augmentations de salaire n'est-elle pas en train de se retourner contre la société en ne nous rendant pas suffisamment attractifs pour attirer et conserver nos talents?

Comprendre la régularisation de l'indemnité de Congés Payés

Le bulletin de paie de début aout a réservé une petite surprise pour de nombreux salariés, qui ont vu apparaitre une mystérieuse ligne supplémentaire sur leur bulletin de paie:

Indemnité CP complément au 10ème



Le montant crédité sur le salaire varie suivant les cas de quelques euros à quelques dizaines, voir centaines d'euro (le maximum relevé à ce jour atteignant 295 €).

Cet article rappel donc la raison de cette régularisation, ainsi que le pourquoi de sa très grande variabilité d'un salarié à un autre.


De quoi s'agit-il?

Aucune explication n'accompagnant l'ajout de cette ligne, nous vous conseillons de vous reporter au site Service Public pour tout comprendre   :

Le salarié ayant acquis le droit de prendre des jours de congés perçoit une indemnité de congé payés durant son congé.(...)
Sauf mode de calcul plus favorable au salarié prévu par un usage ou dans le contrat de travail, cette indemnité est calculée par comparaison entre 2 modes de calcul :
  • selon la 1ère méthode, l'indemnité est égale à 1/10e de la rémunération brute totale perçue par le salarié au cours de la période de référence ;
  • selon la 2nde méthode (celle du maintien de salaire), l'indemnité de congés payés est égale à la rémunération que le salarié aurait perçue s'il avait continué à travailler.
C'est le montant le plus avantageux pour le salarié qui est payé.

Comment cela fonctionne chez modis?

Quand vous partez en congé, Modis utilise la méthode du maintien du salaire pour vous indemniser immédiatement. En fonction du nombre de jours ouvrés et férié du mois, la valeur du jour indemnisé varie d'un mois à l'autre (vous pouvez le constater sur vos bulletins de paie).

A la fin de la période de congés, le service paie calcule pour chaque salarié la rémunération qu'il aurait perçu si la règle du 10ème avait été appliquée. Si ce second montant est plus avantageux pour le salarié, celui-ci perçoit une régularisation, visible sur le bulletin de paie de juillet.

Qui est concerné?

Environ un salarié sur deux, pour un montant moyen de 200€.

Source: PV du CE euro engineering de juillet 2017. 

Envie d'en savoir plus?

Nous tenons à la disposition de tout salarié en faisant la demande un fichier Excel permettant de vérifier et comprendre grossièrement le calcul effectué par le service paie.

En vrac : intéressement, samedi férié, BSI et départ

4 sujets sans aucun lien se cumulent cette semaine, qui commence à sentir bon les vacances et l'été:
  • la fin des négociations intéressement, 
  • le cas des samedi férié (14 juillet)
  • la communication autours du BSI
  • le départ d'un représentant du personnel Sud Solidaire
Nous vous souhaitons une bonne lecture, et pour ceux dont les vacances approchent, n'oubliez pas de déconnecter!



Intéressement

Le premier sujet refroidit tout de suite l'ambiance, et c'est le blog de la Cftc qui nous l'apprend : Il n'y aura pas d'intéressement chez modis

La faute à une direction qui après avoir fait un timide premier pas en mettant en place (avec notre soutien) un début d'intéressement chez euro engineering a cette année fait un pas en arrière en proposant de durcir les critères de déclenchement de l'intéressement par rapport à ce qui existait. Une proposition indécente, et ce alors que l'année 2018 s'annonce exceptionnelle en terme de résultats.

Ainsi, notre direction estime n'avoir rien de plus que quelques miettes à partager avec ses salariés. Ceux-ci s'en souviendrons, n'en doutons pas.

Samedi férié

Vous vous rappelez certainement notre récente publication sur le sujet des samedis fériés, comme le 14 juillet cette année.

La lecture du dernier PV de réunion du CE nous a réservé une surprise de taille : la Direction entend limiter la possibilité de bénéficier d'un jour de congé supplémentaire aux salariés posant un jour avant (normal) ET un jour après (abusif!)!

Nous avons rappelé aux membres du CE Modis notre interprétation des règles et demandé à ce que ce point soit clarifié lors de la réunion de cette semaine.

Bilan Social Individuel (BSI)

La communication du BSI reçue par mail vendredi dernier a donné lieu à quelques couacs de taille.

Le document "Avantage sociaux Modis" contient en effet de sacrées perles :
  • tout d'abord, on aimerait connaitre l'état d'esprit de la personne qui a cru bon indiquer en première ligne du tableau le versement annuel de la participation comme un avantage chez modis. Sachant en effet que ce versement a toujours été égal à 0, il faut une certaine dose d’inconscience, d'humour noir ou de cynisme pour remuer ainsi le couteau dans la plaie.

  • mais le meilleur est à venir, et la troisième ligne mentionne l'existence d'une prime de fidélité versée après 3 ans d'ancienneté... Ignorant tout de cette prime, nous avons naïvement demandé ce qu'il en était au service RH... Et bien c'est une erreur, cette prime n'existant que chez Adecco... Le pire, c'est que l'histoire se répète, car la même erreur avait été commise l'an passée

  • enfin, sur le sujet de la parentalité, les jours de congés pour enfant malade indiqués ne sont pas ceux en vigueur chez modis, et il s'agit la aussi probablement d'un copié/collé malheureux des règles en vigueur dans une autre société du groupe. On le rappelle donc à toute fin utile : l'accord égalité professionnelle en vigueur chez modis met en place 3 jours de congés pour enfant malade (et non pas 2) majoré d'un jour supplémentaire pour les parents isolés (et non pas pour les parents ayant plus de 2 enfants).
Toutes ces erreurs ont été immédiatement signalées au service RH. Celui-ci tardant cependant à envoyer un rectificatif, nous espérons que ces informations vous serons utiles.

Quand on pense que modis verse chaque année des frais conséquents au groupe Adecco en échange de services d'un tel niveau de qualité...

Départ de l'ex Délégué Syndical Sud Solidaire chez euro engineering

Enfin, nous ne pouvons ignorer l'annonce du départ de Guillaume E., ex délégué syndical sud solidaire chez euro engineering, que nous avons côtoyés pendant des années.

L'annonce de son départ est en effet un événement, car il aura marqué l'histoire d'euro engineering tout au long de ces années de mandats en tant que représentant du personnel.

Si l'auteur de ces lignes n'a pas toujours partagé ses combats ou prise de position, force est de constater qu'il prenait son mandat à cœur et s'y engageait totalement, que son expertise juridique était de haut de niveau.

Son départ sous la forme d'une prise d'acte de rupture du contrat de travail est assez original, car c'est un mode de rupture aussi rare que risqué. Cela va lui permettre de mener un dernier combat juridique contre modis, mais si l'issue lui est profitable cela pourrait profiter à de nombreux salariés en intermission que notre employeur contraint de venir en agence, pour les forcer à démissionner.

Cafouillages dans le renouvellement des cartes restaurants

Lorsque dans notre dernier article nous évoquions le fait que les salariés modis étaient habitués au serrage de ceinture, c'était une image...

Malheureusement, il semble que pour un certain nombre d'ex euro engineering, cette image prenne une allure très concrète dans les jours à venir, un certain nombre de salariés risquant de se voir privés de titres restaurants pour une durée indéterminée...





En effet, les ex euro engineering présents il y  3 ans se rappellent que l'actualité de l'époque avait trait au déploiement chaotique de la carte Pass restaurant. Euro engineering avait en effet eu l'honneur d'être la première société du groupe Adecco à tester le déploiement des cartes restaurants, et autant dire que nous avions essuyés pas mal de plâtres.

3 années ont passées depuis et les choses ont finit par s'améliorer progressivement.

Cependant, les cartes ayant une durée de validité de 3 ans, l'heure du renouvellement est arrivée. Et le moins qu'on puisse dire, c'est que ce renouvellement ne se passe pas bien.

En effet, si sur certaines agences (Nantes, Paris, Valenciennes, Pau...), les nouvelles cartes semblent arriver à bon port, ou au moins au siège de l'agence (ce qui va tout de même nécessiter des actions pour les distribuer aux collaborateurs en mission), sur d'autres agences (Toulouse, Tours), pas la moindre carte en vue!

Les salariés qui ont pris l'initiative de contacter Sodexo se sont entendu dire que leur carte avait été expédiée depuis des semaines. A quelle adresse nul ne le sait à cette heure, mais le fait est qu'elles semblent bien perdues dans la nature...

La Direction a pris le problème en main et traite le problème directement avec Sodexo.

De notre côté, nous exigerons une explication sur les responsabilités des uns et des autres dans cette mésaventure regrettable.

Si vous faites partis des salariés dont la carte expire à la fin juin, laissez nous un petit commentaire en précisant simplement votre agence, si vous avez reçu ou pas votre nouvelle carte, et dans l'affirmative si c'était à domicile ou remis par votre manager. Cela nous aidera à mieux comprendre l'ampleur du problème et sa résolution. Tenez également au courant vos Délégués du Personnel qui, sur de nombreuses agences, remontent directement ces problèmes à la direction.

Donnez votre avis sur le projet d'accord intéressement

Les négociations d'harmonisation des statuts modis / euro engineering entamées au mois d'avril se terminent ce mois-ci sur le sujet de l'intéressement, la loi imposant une signature avant le 30 juin pour que l'accord soit applicable à l'année en cours.

Cet article se propose donc de relayer le sondage de la Cftc, qui compte tenu du résultat s'en remet aux salariés pour savoir si elle apposera ou pas sa signature au projet accord. Une attitude qui illustre le peu d'enthousiasme des différents syndicats participants à la négociation.

Petit rappel : compte-tenu de la représentativité syndicale chez modis, il faut qu'au moins 2 des 3 syndicats représentatifs signe un accord pour que celui-ci soit applicable. Nous ne connaissons à ce jour pas les intentions des 2 autres (CGC et CGT).

Vous trouverez dans l'article:
  • le tract de la Cftc
  • un commentaire de notre part
  • le lien vers le sondage pour donner votre avis


Communiqué Cftc

Cliquer pour visualiser le tract

Le commentaire Cfdt

Tout d'abord, un dessin valant mieux qu'un long discours, voici ici résumé la proposition de la direction :
La part en rouge, c'est donc celle que consent à abandonner la Direction en remerciement du travail accompli par ses salariés, qui grâce à des années de serrage de ceinture permettent à la société d’engranger de juteux bénéfices (autours de 10 millions d'euro l'an passé chez Modis et euro engineering).

Notre Direction ne manque pas de mentionner que "c'est mieux que rien", ce qui est mathématiquement vrai, mais chacun se fera son opinion sur la valeur de la proposition.

Ensuite, et c'est ici le représentant du syndicat qui a signé l'accord initial chez euro engineering qui parle, notre déception est double :
  • d'une part le projet d'accord place la barre à un niveau encore plus haut qu'elle ne l'était chez euro engineering. Alors que nous avions signé l'accord de 2016 en espérant qu'il s'agisse d'un premier pas, permettant ensuite de progresser, ces négociations se traduisent par un recul rendant plus difficile l'atteinte de l'objectif de TACE permettant de déclencher l'intéressement!
  • d'autre part, alors que l'accord euro engineering avait du être révisé pour le simplifier tellement la première version était imprévisible, la Direction revient à une formule complexe permettant de minorer ou majorer la valeur de 3% en fonction à la fois du Taux d'Activité, mais aussi de l'atteinte du budget! A ce niveau de complexité, on arrive à une formule illisible, aucun salarié n'ayant la connaissance de l'évolution de ces indicateurs.

Et vous, qu'en pensez-vous?

Vous avez jusqu'à mercredi pour donner votre avis sur le blog de la Cftc, à l'adresse suivante:


Le sondage se trouve en bas de la colonne de droite.

Profitez du passage pour visiter le site, et si le cœur vous en dit vous abonner à leur newsletter.

Bla bla bla...

Une question, une réaction? Les commentaires vous sont ouverts!

Questions / réponses sur les augmentations


On parle pognon dans cet article : quand et comment sont décidées les augmentations, comment maximiser vos chances d'être augmenté, quel est le lien avec l'entretien annuel...


L'auteur de cet article remercie au passage ses diverses sources d'informations qui ont permis de reconstituer le process, car la communication de la Direction est clairement insuffisante sur ce point.

Et puis on fait appel à vos propres témoignages pour vous exprimer dans les commentaires, car il nous semble que vous êtes nombreux à avoir des choses à dire sur ce sujet, et que cela reste pour vos représentants le meilleur moyen d'être informé.




A quelle date les augmentations sont elles décidées?

En début d’année, chaque manager répartit le montant alloué aux augmentations (1% cette année) entre les salariés qu'il manage afin d'avoir un prévisionnel de l'utilisation de son budget.

D'après nos sources, il le ferait sans tenir compte de la date d’application et donc du poids de l'augmentation sur l’année (une augmentation de début d'année pesant plus lourd qu'une augmentation de fin d'année).

La décision est prise par rapport à la vision des performances individuelles en début d’année.
Il s'agit d'une répartition à grosse maille, pouvant faire l'objet d'adaptations au fur et à mesure de l'année pour tenir compte de situations imprévues.

 

A quelle date tombent les augmentations?

  • Au 1er avril pour le personnel de structure
  • A date anniversaire pour le personnel de production (c'est à dire le mois anniversaire de votre entrée dans la société)

Ecarts de traitements

La direction n'apporte aucune explication sur cette écart de traitement entre les 2 catégories de personnel (structure/production), qui rappelle une fois de plus que le slogan de modis "Ensemble vers l'excellence" est en pratique bien souvent oublié.

Rétroactivité

Pour le personnel de production entré en début d'année (avant que les décisions d'augmentations ne soient prises), l'augmentation éventuelle est appliquée de façon rétroactive.

Changements d'avis

L'entretien individuel pouvant avoir lieu plus de 6 mois après le moment où les augmentations ont été prédéfinies , il existe des cas permettant d'adapter le montant fixé en début d'année, par exemple lorsque la performance jugée au moment du bilan est meilleure que celle estimée en début d’année,ou dans le cas d'une revalorisation de poste. Dans ce cas, le manager a la possibilité de demander une dérogation pour dépasser l'enveloppe globale afin de ne pas impacter les autres augmentations.
    A ces modifications favorables au salarié, on peut craindre qu'il s'en ajoute une défavorable: si vous réalisez une bonne année 2017 justifiant d'une augmentation, mais qu'en 2018 vous avez le malheur de vous retrouver en intercontrat ou d'avoir de moins bons résultats, votre augmentation risque fortement d'être remise en cause. Une injustice totale alors que celle-ci est normalement fonction de vos résultats de l'année précédente!

    Quels sont les montants des augmentations?

    Nous avions déjà décrit en détail le bilan des augmentations de l'an dernier, le cru 2018 ne devrait hélas pas être très différent.

    En quelques chiffres:
    • montant moyen des augmentations : 70 €
    • proportion de salariés augmentés : 1 sur 2

     

    Sur quels critères est-on augmenté?

    Chacun le sait, les augmentations chez nous sont uniquement attribuées "au mérite". Comment celui-ci est-il évalué? La Direction indique "la performance sera déterminée lors des entretiens annuels ou lors des Comités de carrière".

    Disons le, il faut une bonne dose d'optimiste pour croire que votre entretien annuel aura une quelconque influence sur votre augmentation. Et ce pour la raison simple qu'au moment de passer votre entretien, votre manager aura déjà une idée assez précise de la somme qu'il compte vous attribuer, vu qu'il a établi son prévisionnel en début d'année.

    Si vous avez des éléments à faire valoir, n'attendez donc pas les entretiens annuels pour les faire connaitre. Ainsi, aux compétences classiques que sont savoir, savoir-être et savoir-faire s'en ajoute une dernière essentielle pour votre évolution de carrière: le faire savoir.

    Sachant que près d'un salarié sur deux n'est pas augmenté, c'est une condition indispensable pour ne pas être "oublié" par votre manager.


    Comment avoir une meilleure augmentation?

    La tactique individuelle

    Il existe enfin un dernier atout qui peut vous permettre d'arracher une augmentation ou d'en augmenter le montant. C'est la tactique "du couteau sous la gorge", à n'utiliser qu'avec d'extrêmes précautions. Il s'agit en effet de menacer votre manager d'un départ rapide si vos revendications ne sont pas satisfaites. Évidement, il faut avoir déjà trouvé un nouveau poste avant de tenter cette carte, car on n'est jamais certain d'être retenu. Mais dans la situation de tension sur le recrutement qu'on connait actuellement, cela peut-être une solution efficace, même si on ne peut que se désoler de devoir en arriver à de telles extrémités pour obtenir une augmentation légitime.

    La tactique collective

    La stratégie exposée ci-dessus trouve cependant rapidement ses limites, et même si elle peut fonctionner une fois, vous pourrez difficilement la répéter années après années. Sur le long terme, seul le rapport de force collectif peut permettre d’infléchir la politique salariale de la société. Chacun voit midi à sa porte, mais si seulement la moitié des salariés déplorant le manque de considération salariale et l'injustice liée à l'absence de partage des profits faisait le geste d'adhérer à  un syndicat, la situation serait bien différente. Si vous en êtes vous aussi convaincu, rendez-vous par ici pour nous rejoindre, ou contactez nous pour toute question.


    Et vous, qu'elle est votre vision, vos questions ou vos conseils à propos du process d'augmentations? Les commentaires vous sont ouverts et sont anonymes.

    Travaillez moins pour gagner moins?

    C'est le choix qu'il vous appartient de faire très rapidement.

    En effet, la fin du mois de mai est le dernier moment ou les salariés modis peuvent choisir de verser dans leur Compte Épargne Temps (CET) le montant de la prime de vacance SYNTEC, qui se voit alors convertie en jours de congés.


    Cet article vous donnera les éléments à connaitre pour faire un choix éclairé.




    Objet et rappel historique

    Le CET a pour finalité de permettre à tout salarié ayant plus d'un an d'ancienneté d'accumuler des droits en vue :

    Alimentation du Compte Épargne Temps

    Les salariés peuvent alimenter leur CET avec du temps de repos:
    • des congés annuels (uniquement la 5ème semaine),
    • des congés d'ancienneté
    • des RTT
    • des heures supplémentaires ou du repos compensateur
    De plus, suivant un célèbre dicton rappelant que "le temps, c'est de l'argent", ils peuvent aussi l'alimenter avec de l'argent, à savoir:
    • la prime de vacances
    Cette dernière disposition permet à travers un savant calcul de verser l'équivalent de 2,60 jours sur le CET. Il s'agit donc ni plus ni moins que de gagner moins (se priver de sa prime de vacances) pour travailler moins (gain de jours de congés).


    Modalités de la demande

    Le salarié souhaitant alimenter son CET doit en informer le service Administration du Personnel (servicepersonnel@modis...), en mettant en copie son manager. L'accord d'entreprise ne prévoit pas que la demande soit soumise à l'accord du manager, il s'agit donc d'une simple information.

    Vous pouvez par exemple envoyer un courriel de ce type:
    Dans le cadre des accords en vigeur chez Modis, je demande à ce que ma prime de vacance soit versée sur mon Compte Épargne Temps.
    Je vous remercie de me confirmer la bonne prise en compte de cette demande.
    ...

    Délais

    Les demandes d'alimentation du CET via la prime de vacances ou les Congés Payés doivent être envoyées avant le 31 mai.

    Astuce

    Si vous bénéficiez de jours de congés d'ancienneté,  demandez en le transfert sur le CET en priorité par rapport aux jours de Congés Payés. En effet, les jours de Congés Payés ne peuvent pas être transférés dans le PERCO. Même si ce dispositif n'est actuellement pas très intéressant du fait de la faiblesse de l'abondement de l'employeur, autant ne pas se priver de cette possibilité si jamais les choses évoluaient à l'avenir.

    Une question? 

    Contactez vos délégués du personnel les plus proches ou laissez nous un message.

    Les samedis fériés dans les Bureaux d'Etudes

    Après un début de mois de mai ponctué de jours fériés, les salariés attentifs pourraient-être attristés de constater que le 14 juillet tombe cette année... un samedi :-(

    Si au premier abord on peut craindre que ce jour férié soit donc perdu, la situation est en fait plus complexe et beaucoup d'entre-vous vont pouvoir rattraper ce jour de congé.

    La reconnaissance de ce droit avait été obtenu suite à la persévérance des représentants du personnel ex euro engineering, après plusieurs réunions de Comité d'Entreprise houleuses, en 2015.

    On vous explique tout dans cet article.



    Les règles d’acquisition des Congés payés sont différentes suivant les cas :

    • Le code du travail (article L3141-3) attribue 30 jours ouvrables par an
    • La convention collective des Bureaux d’Études (article 23) attribue 25  jours ouvrés par an.
    Dans un cas comme dans l’autre, cela correspond à 5 semaines de congés annuels, puisque une semaine de congé équivaut à 6 jours ouvrables ou 5 jours ouvrés.

    Le calcul en jour ouvrés de la convention collective est une tolérance qui ne doit pas pénaliser les salariés par rapport à la règle fixée dans le code du travail. Cela n’est généralement pas le cas, sauf dans une situation particulière : lorsque les hasards du calendrier font tomber un jour férié un samedi.

    Pour comprendre, il suffit de comparer la situation de 2 salariés, l’un dans une entreprise relevant de la Convention des Bureaux d’Études (Modis par exemple), l’autre uniquement du Code du Travail.

    Tous deux posent leurs 5 semaines de congés sur la même période, qui comprend un samedi férié.
    • Le salarié Modis devra poser ses 25 jours de congés.
    • Le salarié relevant du code du travail n’aura lui qu’à en poser 29, puisqu’il économisera le congé qui tombe un samedi férié.
    Le salarié relevant du code du travail pourra donc poser cette année, 5 semaines + 1 jour de congé (celui qu’il aura « économisé » le samedi férié).

    Pour ne pas être désavantagé par rapport à ce cas, les salariés décomptés en jour ouvrés doivent donc bénéficier d’un jour supplémentaire au titre du congé annuel.

    Exclusion des salariés ayant des congés d’ancienneté

    Si le salarié bénéficie de jours de congés supplémentaires du fait de règles conventionnelles particulières (par exemple, ancienneté supérieure à 5 ans dans les Bureaux d’Etudes), il n'est pas discriminé par rapport à l'application stricte du code du travail, et il est donc exclu qu'on lui accorde un jour supplémentaire.


    En conclusion

    Si vous avez moins de 5 ans d’ancienneté, vérifiez que votre période de congés payés inclue le vendredi 13 juillet. Si ce n’est pas le cas, vous pouvez poser ce jour, il vous sera restitué l’année suivante !

    Décodage sur l'intéressement

    C'est un petit pas pour les finances des salariés, mais symboliquement un grand pas dans l'histoire de feu euro engineering, voir même du groupe Adecco : c'est en effet la première fois qu'une société du groupe distribue de l'intéressement à ses salariés!





    Cet article revient sur :
    1. la genèse de l'accord, dont la direction semble avoir "oublié" quelques moments importants, 
    2. le détail du calcul permettant d'expliquer le montant alloué,
    3. des conseils d'utilisation permettant de faire fructifier ce modeste pécule, en vous recommandant le placement au rendement le plus optimal (d'après nos experts)!


    Rappel historique


    Si le courrier de la direction indique que l'intéressement aurait été mis en place suite aux résultats de l'enquête Great Place To Work de 2016, nos historiens ont eux une version un peu différente! En effet, les représentants syndicaux d'euro engineering défendaient déjà cette idée depuis des années, sans arriver à convaincre la Direction.

    Il aura donc fallu attendre un débrayage historique début 2015 pour que la Direction accepte de relancer la négociation d'un accord d'intéressement, que nous avons conclu par notre signature début 2016.

    Détail du calcul appliqué

    Nous vous avions relaté avoir du intervenir en juin 2017 pour réviser de toute urgence la formule de calcul, qui sinon aurait inévitablement donné 0€ cette année.

    La formule finalement adoptée vise à distribuer aux salariés une fraction du Résultat Opérationnel suivant la formule suivante:

    Intéressement =  3%  Coef TACE  x  RÉSULTAT OPÉRATIONNEL PARTICIPATION

    Le Coef TACE est un coefficient variant de 0 à 1,5 fixé en fonction du Taux d'Activité de nos consultants, l'un des indicateurs clés de la performance de toute société d'ingénierie.

    Le Résultat Opérationnel varie chaque année en fonction de la performance économique de la société.

    La Direction, dans son extrême prudence, avait même prévu le cas improbable où la participation n'aurait pas été nulle, et avait exigé qu'elle soit alors retranchée de l'enveloppe d'intéressement.

    Voici comment ont évolué les différents indicateurs durant les 2 années de validité de l'accord :

    2016 2017
    Résultat Opérationnel < 0€ 1,5 M€
    Coef TACE 0 1,5
    Participation 0 0
    Intéressement 0 € 69 136 €

    2017 est une année de reprise, après une année 2016 dans le rouge et un début d'année difficile. Le résultat de 1,5 M€ peut être qualifié de moyen.



    En 2017, l'enveloppe d'intéressement correspond à 4,5% du résultat opérationnel.

    Elle est répartie à part égale entre tous les salariés ayant fait parti des effectifs durant l'année 2017 (y compris ceux aujourd'hui sortis), soit environ 700 salariés.

    On en arrive au montant de 90 € d'intéressement que chaque ex euro engineering peut observer sur le courrier envoyé par NATIXIS (à condition d'avoir été présent toute l'année).

    Que faire de cette modeste somme?

    Avec 90€, on ne va pas très loin, c'est sur!

    Suivant que vous soyez cigale ou fourmi, vous pouvez au choix:
    • débloquer cette somme pour vous payer une sortie (attention,  le montant est alors soumis à l'impôt sur le revenu)
    • ou au contraire la placer dans un des fonds d'épargne (PEE ou PERCO) proposés par l'entreprise en prévision de périodes plus difficiles (enfin, vu le montant, l'enjeu est limité).

    Mais nous avons une suggestion de placement probablement bien plus rémunératrice sur le long terme... En effet, vous l'avez compris, c'est bien plus l'action syndicale que les résultats de l'Enquête Great Place To Work qui ont convaincu la Direction de mettre en place ce dispositif. Et le plus sûr moyen qu'il perdure et soit amélioré, c'est bien de rejoindre ces organisations!

    Avec 90€, vous disposez de plus d'un an de cotisation au syndicat de votre choix. Largement le temps de découvrir leur mode de fonctionnement et de vous faire votre idée sur l'intérêt d'y rester d'avantage!

    Alors n'hésitez plus à faire le pas, que ce soit avec nous ou tout autre syndicat qui aurait votre confiance, cela sera profitable à tous!

    Si souhaitez simplement en savoir plus, contactez-nous et nous pourrons vous expliquer en détail notre mode de fonctionnement et répondre à toutes vos questions.